Mi Confesion

 

 

La danse a quelque chose d’envoutant. De libérateur aussi.
La musique qui va avec à son importance. Elle doit entrer en résonnance avec mes émotions, pour que les choses se fassent ainsi que j’ai besoin qu’elles soient.
Il faut que la musique se faufile en moi. S’enroule autour de moi. Me fasse vibrer. Qu’elle me porte, pour que je puisse libérer mes mouvements. Et libérer au travers d’eux mes émotions. Les expulser autrement qu’en les disant. Les hurlant.

La danse doit en devenir étourdissante. Galvanisante. Pour que je me sens étrangement bien, un peu ailleurs. Prête à tout pour que cette étrange sensation qui me prend aux tripes ne s’arrête pas. Une impression de légèreté qui me prend à mesure que je tourne que je me mets à bouger.

D’abord lentement. Je tangue, comme ivre. Mon souffle précipité bat à mes oreilles. Fort. Je me mets à tourner, de plus en plus vite. Je laisse la musique inspirer mes mouvements, toujours plus forts, toujours plus rapides.
Je veux juste essayer d’oublier. Me laisser emporter par la musique. Emporter loin.

Et, pendant un instant, cela fonctionne. Cela semble si facile. Juste fermer les yeux. Se laisser dominer. Jusqu’à avoir mal. Être fatiguée, aux prises avec mes émotions, qui m’envahissent en force. Avec trop de force même.
Qui me font trembler. Et puis manquer le pas.

Tomber.


Mes genoux touchent rudement le sol. Je crois que je me suis blessée.
Mais ça n’a pas vraiment d’importance. Et puis, je sais quelle est cette douleur. Cette douleur dans mes yeux, dans mon corps. Dans mon cœur.